Les myrtilles chiliennes exportées dépassent les 91 000 tonnes et confirment l'Europe comme leur principale destination.

La saison 2025/26 a accumulé 6 % de volume en plus que l'année précédente, l'Europe concentrant 51 % du total exporté et connaissant une croissance annuelle de 21 %.

Le Chili a atteint 91 000 tonnes d'exportations de myrtilles dans le total cumulé à la semaine 6 de la saison 2025/26, ce qui représente une croissance de 6 % par rapport à la même période de la saison précédente, selon le rapport préparé par Decofrut avec les données de Expordata, Frutas de Chile et le cabinet de conseil lui-mêmeLa campagne a été marquée par la pluie et les fortes chaleurs qui ont contraint à accélérer la récolte et le processus afin d'éviter toute perte de fermeté et toute détérioration, ce qui a rendu l'opération plus exigeante que d'habitude.

En termes de répartition par destination, l'Europe représente 51 % du volume total cumulé et enregistre une croissance annuelle de 21 %, tandis que l'Amérique du Nord en reçoit 37 %, mais affiche un recul de 8 %. Cette redistribution suggère que, dans le cadre d'une campagne où la disponibilité est plus restreinte, la stratégie commerciale de canneberge Elle s'est concentrée sur le marché où la demande est perçue comme plus forte et où la fenêtre chilienne reste compétitive.

Le contexte international conforte cette interprétation. Avec le déclin du Pérou et le déplacement du marché européen vers l'Espagne et le Maroc, la saison chilienne de myrtilles Elle apparaît comme un maillon essentiel de la chaîne d'approvisionnement qui, sous certaines conditions, peut préserver les valeurs et les parts de marché. L'augmentation des volumes, conjuguée à une présence européenne accrue, indique que le rendement attendu dépend non seulement d'une augmentation des exportations, mais aussi d'une meilleure qualité de ces exportations, permettant de capter les prix en cas d'offre limitée.

En termes de variétés, Legacy domine le marché avec 29 %, soit une croissance de 13 %, tandis que Duke représente 20 %, mais affiche une baisse de 10 % depuis le début de l'année. Brightwell (8 %, +26 %) et Blue Ribbon (8 %, +5 %) dynamisent un panier où la catégorie « Autres » conserve une part importante de 29 %.

Le rapport sur les prix conclut le tableau sur une note positive : l’Europe et les États-Unis affichent des courbes 2025/26 supérieures à celles de 2024/25 sur plusieurs segments du cycle, ce qui renforce la tonalité favorable d’une saison qui, malgré des difficultés opérationnelles, a réussi à progresser en volume et en positionnement sur le marché.

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